[Interm] négociations Unédic (AFP)

mb m.brielle at libertysurf.fr
Mon Dec 22 20:02:07 CET 2008


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Envoyé le :	Mon, 22 Dec 2008 17:33:53 +0100 (CET)
De :	g g
Objet :	[Agtcom] négociations Unédic

Gaby Bonnand (CFDT) s'est déclaré "optimiste" lundi, jugeant qu'"un certain nombre 
d'organisations ont la volonté de conclure sachant qu'il y a des demandeurs d'emploi qui 
attendent". 

"Nous pourrons trouver une issue si le patronat n'est pas buté. Cela va être difficile 
mais nous allons essayer de tirer le maximum", a déclaré Gabrielle Simon (CFTC) à l'AFP. 

Pour Stéphane Lardy (FO), "il y a encore beaucoup de travail et le patronat peut 
largement mieux faire". 

Après la sixième réunion, le Medef s'était montré "optimiste" sur la possibilité 
d'aboutir à un accord. De cette négociation, menée tous les trois ans entre les 
organisations syndicales et patronales gérant le régime d'assurance chômage (Unedic), 
doit sortir le niveau des allocations que percevront les demandeurs d'emploi de 2009 à 
2011, et le niveau des cotisations payées par les salariés et les employeurs. Le 
changement de règles est plus délicat avec la crise économique, puisque l'Unedic devra 
indemniser plus de chômeurs tout en percevant moins de cotisations. Tous les syndicats 
souhaitent indemniser davantage de chômeurs. Actuellement, moins d'un demandeur d'emploi 
sur deux est indemnisé par les Assedic, avec une moyenne de 900 à 1.000 euros par mois. 

"Les points de vue commencent à se rapprocher sur les paramètres d'une filière unique 
d'indemnisation", a estimé M. Bonnand, selon lequel "l'objectif d'indemniser plus de 
chômeurs est possible en échelonnant un peu le remboursement de la dette de l'Unedic". Un 
chômeur aurait droit à une allocation pendant un maximum de 24 mois (CFTC, CFE-CGC) ou 30 
mois (CGT, CFDT, FO) s'il a travaillé au moins quatre mois lors des 36 derniers mois 
(CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC) selon la formule "un jour travaillé égale un jour indemnisé", 
souhaitent la plupart des syndicats. Cela permettrait d'indemniser 100.000 à 120.000 
chômeurs supplémentaires. 

"L'idée d'une filière unique est intéressante à condition que tout le monde soit 
gagnant", a prévenu M. Lardy (FO). "Il y a un risque de déshabiller Paul pour habiller 
Pierre", avait jugé Joseph Bellanca (FO) mardi dernier. Maurad Rabhi (CGT) a craint lundi 
que "la négociation n'aboutisse à exclure plusieurs centaines de milliers de chômeurs". 
"On intègrera peut-être quelques chômeurs de plus mais on les indemnisera moins 
longtemps, car le patronat raisonne à enveloppe constante", a-t-il mis en garde. 

Le patronat souhaite "indemniser plus de chômeurs dans un équilibre global qui ne 
pénalise pas le régime", avait souligné mardi dernier son chef de file, Patrick 
Bernasconi (Medef). Avec une filière unique, "peut-être certains sortiront un petit peu 
plus vite, mais cela amènera à indemniser davantage de gens qu'aujourd'hui". 

Le Medef a consenti récemment à ce qu'une baisse des cotisations chômage ne soit pas 
immédiate, mais a demandé qu'elle soit automatique si les comptes de l'Unedic atteignent 
un certain niveau d'excédents. Certains syndicats ne sont pas opposés au principe d'une 
baisse dans un certain temps mais avec d'autres critères. 

Nicolas Sarkozy a pressé les partenaires sociaux de boucler impérativement la négociation 
avant fin 2008 en leur fixant différents objectifs, comme une filière d'indemnisation 
unique et une baisse des cotisations chômage qui lui permettrait d'augmenter les 
cotisations retraite.  








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