[Interm] Les annonces de Sarkozy à Nîmes
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m.brielle at libertysurf.fr
Wed Jan 14 15:19:01 CET 2009
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De : "coco"
Envoyé le : Wed, 14 Jan 2009 13:48:11 +0100
Objet : [Annexistants] Les annonces de Sarkozy à Nîmes
A Nîmes, Nicolas Sarkozy fait la leçon au monde culturel
http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5jkBZVI69GNGLkqojKR8MJILnk0NQ
NIMES (AFP) - Nicolas Sarkozy a appelé mardi à Nîmes le monde de la culture, qui lui est
plutôt hostile, à bousculer le "conformisme" et les "immobilismes" en tous genres en
annonçant l'extension de la gratuité dans les musées ou sa volonté de promouvoir une
architecture audacieuse.
Tout au long d'un discours de voeux largement improvisé, le chef de l'Etat a fait l'éloge
de la réforme et du changement en faveur du développement de "l'identité culturelle
française". Et fustigé de la même ironie mordante les contempteurs de la suppression de
la publicité dans l'audiovisuel public, les critiques de l'exposition du plasticien
américain Jeff Koons au château de Versailles ou de l'installation d'une annexe du musée
du Louvre à Abou Dhabi.
Nicolas Sarkozy a notamment annoncé la gratuité dans tous les musées et monuments
nationaux pour les jeunes de moins de 25 ans -- la mesure existe déjà pour les moins de
18 ans -- et pour les enseignants à compter du 4 avril.
"Je pense qu'ouvrir à tous les professeurs et à tous les jeunes l'accès au musée c'est
une chance, et ça ne tue pas les musées, au contraire. Parce que ces jeunes qui auront eu
l'habitude d'aller dans les musées, quand ils deviendront adultes ils y emmèneront leurs
enfants", a-t-il estimé.
Une expérience menée au premier semestre 2008 avait montré que la gratuité totale
provoquait une hausse de fréquentation dans les musées mais qu'elle attirait toujours le
même type de visiteurs.
Autre priorité présidentielle, la création d'un "musée de l'Histoire de France".
Le président a par ailleurs indiqué qu'il débloquerait chaque année une enveloppe de 100
millions d'euros supplémentaires pour l'entretien "de nos grands monuments emblématiques,
nos cathédrales et nos abbayes et le patrimoine des petites communes".
Enfin, Nicolas Sarkozy a annoncé la création d'un "conseil pour la création artistique"
qu'il coprésidera avec la ministre de la Culture, Christine Albanel, et qui sera animé
par le producteur de cinéma Marin Karmitz, marqué à gauche.
Il s'agira notamment de "recentrer les aides sur l'excellence artistique" et mettre de
l'ordre dans "l'empilement de subventions".
Très en verve, Nicolas Sarkozy a profité de son discours pour revenir sur un certain
nombre de ses sujets favoris, comme l'architecture et l'audiovisuel.
"Je souhaite que l'architecture puisse véritablement vivre dans notre pays, qu'il y ait
des grands projets", a-t-il espéré, regrettant "les règles" et les "interdictions de tous
les côtés" qui brident les architectes.
Le chef de l'Etat a épinglé à ce propos le manque d'"ambition" de la mairie de Paris,
estimant que "Paris ne pouvait pas être réduit simplement à la Nuit Blanche, à la plage
sur la Seine" (Paris Plage), deux manifestations phare du maire socialiste Bertrand
Delanoë. Ce dernier a répondu en "revendiquant totalement" ces deux manifestations, "qui
présentent la particularité d'être populaires, gratuites et reproduites dans le monde
entier".
Même discours présidentiel sur sa réforme de l'audiovisuel public, dont Nicolas Sarkozy a
assuré qu'elle resterait "une des grandes réformes de (son) quinquennat". Il s'est réjoui
sans retenue que les nouveaux horaires qu'elle avait imposés étaient "plébiscités par les
Français".
"Les Français sont formidables, ils sont beaucoup plus réformateurs que les élites", a-t-
il lancé, ajoutant sous forme de provocation envers son auditoire que "le statu quo, le
conformisme, c'est l'affaire des élites".
Le Parti socialiste a estimé qu'avec ces propos, Nicolas Sarkozy "approfondissait sa
posture favorite: celle du populisme culturel".
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